Te laisser partir - Livre de la rentrée !

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Te laisser partir - Livre de la rentrée !

21/01/2016
Couverture Te laisser partir

Te laisser partir : rencontre avec Hélène Gédouin, éditrice aux éditions Marabout


Pouvez-vous nous parler de Te laisser partir ? Qu’est-ce qui vous a plu dans ce roman et vous a donné envie de le publier en France ?

Hélène Gédouin : Nous avons beaucoup aimé ce livre parce que c’est un livre qui se révèle en deux temps : on a l’impression de s’installer dans une histoire et puis tout à coup, on se rend compte que ce n’est pas la bonne histoire. C’est ça qui est surprenant : le récit, au départ est assez lent (le début du roman aborde la douleur de la perte d’un enfant, on est dans la tête de quelqu’un qui souffre, etc.) et on se pense dans un roman psychologique. Et puis tout à coup, on s’aperçoit que ce qu’on croyait n’est pas vrai. Et le récit s’accélère alors et prend le rythme d’un thriller. Et c’est ça que nous avons vraiment adoré. C’est ça qui a emmené la décision : je me suis laissée vraiment surprendre par le récit, et tout le monde dans l’équipe a eu la même surprise. Je ne peux pas tout raconter malheureusement, car ça gâcherait la lecture. C’est un livre très frustrant à évoquer car on est obligé d’en parler sans en parler… On a très envie d’en parler mais on ne peut pas risquer de gâcher la lecture. Je ne peux que vous promettre que vous serez surpris !

 

Pouvez-vous nous parler de l’auteur du roman, Clare Mackintosh ?

HG : Clare Mackintosh est un ancien membre de la police britannique. Elle a quitté ce travail pour devenir journaliste, puis écrivain et elle vit maintenant de sa plume, avec un talent évident puisque son premier roman Te laisser partir a été tout de suite un très grand succès, qui s’est vendu à 500 000 exemplaires en Grande-Bretagne seulement, ce qui est énorme. Le livre n’est pas encore sorti aux Etats-Unis, il y est prévu en mai prochain. Elle est désormais reconnue pour son talent en Grande-Bretagne, et elle continue à écrire. Nous avons d’ailleurs acheté les droits d’un deuxième roman qu’elle est en train d’écrire et dont la promesse est là aussi vraiment super : on est ravis ! Par ailleurs, elle parle français, elle aime beaucoup la France, où elle a passé un certain temps, notamment lors de ses études, et dont elle garde un souvenir affectif.

 

Comment expliquez-vous le succès retentissant de l’œuvre en Angleterre ?

HG : Le succès s’explique par tout ce que je vous ai dit : par la surprise créée par le roman. Les lecteurs anglais ne doivent pas être très différents de nous ! Ils ont été pris par l’histoire, touchés sans doute, intrigués ensuite. Le roman aborde aussi la question du harcèlement moral. Il touche un public assez féminin sans doute, même si ici dans l’équipe il a plu autant aux hommes qu’aux femmes !

 

Peut-on aussi attribuer la réussite de ce premier roman, et donc son succès, au passé de l’auteur, qui a servi dans les forces de police avant de se lancer dans l’écriture ?

HG : Effectivement, je pense qu’il y une certaine exactitude dans la façon dont sont menées les enquêtes. Clare a connu elle-même le cas d’un délit de fuite, lorsqu’elle était policier : un chauffard qui ne s’arrête pas après avoir renversé un enfant… Et puis, elle-même a vécu le décès d’un enfant ; le ressenti de cette perte, tout ce qui peut se passer dans la tête d’une mère qui traverse cette épreuve, ça, malheureusement, elle connaît ; pour elle, il n’y a d’autre alternative que la survie. Cela aussi donne une grande force à son propos.

 

Propos recueillis par Claire Sarfati

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