Je HAIS le sport.

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Je HAIS le sport.

26/07/2017

Quand on demandait à Churchill le secret de sa longévité (l’ex-Premier Ministre britannique est mort à 91 ans), il répondait malicieusement en soufflant la fumée de son énorme cigare : « No sport ». Aujourd’hui, époque à laquelle il est si mal vu de ne pas prendre soin de son corps, la combinaison surpoids + tabac + manque d’activité physique du grand homme serait sûrement très mal vue (pas sûr d’ailleurs qu’il réussirait à être élu ! A moins d’une sérieuse remise en forme...) Bref, tout ça pour introduire notre sujet du jour : le sport, ou plutôt l’absence totale de sport. Parce que même si les salles de gym se multiplient, même si "Les abdos-fessiers des paresseuses" est un best-seller, il reste toujours des irréductibles, des filles définitivement récalcitrantes au basket ou à l’aérobic. Comment survivre au milieu des diktats incitant à bouger (vous savez, comme sur le site Mangerbouger.fr) ? Le témoignage de quelques Paresseuses du Panel.

 

 

 

Je HAIS le sport... oui, mais pourquoi ? Parce que c'est fatigant ? Parce qu'il faut porter un jogging qui boudine les fesses ?

 

Flavie : Le sport c'est fatiguant, ça fait mal, on a des changements de température... bref le sport c'est dé.sa.gré.able... sur le moment parce que je dois avouer qu'une fois la séance terminée (oui j'ai quand même été amenée à faire des séances jusqu'à la fin... beurk) on se sent détendue !

 

Karine : Trois choses m'éloignent de toute activité sportive : la transpiration, la compétition et les maillots de bain ! Je déteste par-dessus tout me retrouver rouge cramoisie et dégoulinante de sueur. La solution ? la natation bien sûr ! Mais se pose le problème de se mettre en maillot de bain, et à moins qu'un jour, les scaphandriers soient autorisés dans les piscines publiques ou qu'on m'offre une piscine privée, j'évite aussi cette option !

 

Elodie : Je déteste le sport parce que c'est fatigant et ça fait mal (les courbatures et crampes sont une torture).

 

Olivia : En tant que paresseuse de l'extrême, l'idée de bouger mes membres supérieurs et inférieurs me hérisse les poils des orteils :) Porter un jogging en coton et des baskets qui ne mettent pas les formes en valeur, sentir la transpiration, avoir les cheveux en bataille, être déshydratée, épuisée, éreintée, non vraiment je ne comprends pas... Le pire je crois : la natation ! Porter un maillot de bain, affronter les douches glacées et sentir le chlore en sortant... ça me dépasse.

 

 

L’art de survivre au cauchemar des années lycée... Ou d’inventer de faux mots d’excuse du médecin...

 

Karine : J'étendrais le moment douloureux au collège aussi ! J'ai trouvé un moyen radical pour m'en sortir. Mon secret ? Réussir ma scolarité pour que le calvaire se termine le plus vite possible !! Je faisais souvent partie de celles qui étaient choisies en dernier lorsqu'il fallait former les équipes des sports collectifs... En ce qui concerne les faux mots d'excuses, je suis bien incapable de vous répondre puisque mes parents ne m'ont jamais permis d'essayer !! En dehors de mes visites récurrentes à l'infirmerie pour louper une demi-heure de course, j'ai eu "la chance" d'être dispensée de sport pendant les six derniers mois de ma terminale pour des problèmes de genoux. Le bonheur !!

 

Elodie : Malgré mon aversion pour le sport, j'ai essayé de faire des efforts tout au long de ma scolarité, sans succès car ça me fatiguait en 5 min, et de toute façon, j'étais nulle...

 

Olivia : Heureusement que le coefficient en EPS ne comptait pas triple, sinon j'aurai échoué au baccalauréat ! Les mots d'excuses au lycée s'accumulaient au fil des séances mais le professeur n'était pas dupe et n'hésitait pas à me mettre zéro pour mes absences répétées.

 

Flavie : Concernant mes années lycée, je dois avouer que le fait d'être en jogging devant tout le monde me gênait, mais après tout, on était tous dans le même cas, donc noyée dans la masse (masse = population ;)) pas de stress et sport en petite (toute petite) quantité.

 

 

 

Le regard des autres... et comment ne pas passer pour une rabat-joie quand on refuse d'aller jouer avec tout le monde au beach volley.

 

Flavie : La plupart des gens ne comprennent pas que le sport me soit si désagréable. Une de mes amies me booste beaucoup pour y aller, par conséquent je me retranche sur la piscine suivie par un jacuzzi (20 min - 40 min).

 

Karine : Quelques personnes de mon entourage proche, comme mon père ou mon frère, m'ont souvent poussée à faire du sport (particulièrement lorsque, adolescente ou jeune adulte, je me plaignais d'être trop grosse...) mais je crois que mon pire ennemi c'est moi-même. Je ne sais pas si cela vient de mon signe astrologique (Gémeaux) mais j'ai fait de la contradiction ma seconde nature. J'alterne les périodes (très courtes) de tentatives sportives et les périodes (beaucoup plus longues) de culpabilité ! Mais je n'ai jamais eu l'impression de passer pour un rabat-joie en ne participant pas toujours aux activités sportives avec mes amies ou ma famille. Je suis une excellente supportrice et suis rarement toute seule sur le banc de touche.

 

Olivia : Dur en effet de ne pas passer pour une rabat-joie lorsque de beaux jeunes hommes vous proposent une partie de beach-volley, mais par peur de me prendre le ballon dans la tête et d'avoir l'air ridicule, je décline poliment l'invitation en prétextant qu'il fait bien trop chaud pour gigoter. Mes copines et mon entourage savent pertinemment que je n'ai jamais aimé le sport et que je n'aimerais jamais et du coup, s'en accommodent. A côté de cela, je suis quelqu'un de dynamique et j'aime sortir, je suis curieuse, mais plus d'activités culturelles. Cela dit, on m'a une fois invitée à faire un saut en parachute et j'ai accepté. Je n'ai pas eu le choix, on m'a collé un parachute dans le dos et poussée dans l'avion... mais j'ai adoré :) Bon j'admets, ce n'est pas vraiment du sport mais quand même...

 

Elodie : Qui se ressemble, s'assemble. J'ai assez peu d'amis sportifs donc je ne me retrouve pas souvent dans une situation où je dois refuser de faire du sport avec des gens.

 

 

 

Comment rester en forme malgré tout, sans passer par la case cheval d'arçon ?

 

Olivia : Je dois avoir beaucoup de chance car je mange beaucoup, je n'ai jamais fait de régime... et pourtant, je reste svelte !

 

Karine : J'ai la chance d'avoir une bonne constitution et même si je ne suis pas mince et svelte et que j'aimerais beaucoup être plus musclée, je suis plutôt en bonne forme (habiter au 4ème étage sans ascenseur m'aide beaucoup !) J'ai une vie assez active et j'essaye de faire attention à ce que je mange (la plupart du temps...)

 

Flavie : Ma forme est à la hauteur de ma fréquence sportive : j'ai tendance à prendre des grammes plus qu'à les perdre, et tout le monde le sait, sans sport, on ne perd rien donc les grammes s'accumulent. Heureusement que les régimes sont là ;) En dehors de cela, un peu plus de sport ne me ferait pas de mal, quelqu'un aurait-il une astuce pour éviter tous ces désagréments ???

 

Elodie : La recette pour rester en forme sans aller à la salle de sport, c'est entretenir son intérieur. Entre l'aspirateur, les vitres, le repassage, le récurage de la baignoire... On n'a pas l'impression de vraiment faire du sport et pourtant, on en brûle des calories. Et le double effet kisscool, c'est qu'ensuite, non seulement on a des cuisses en béton et un ventre plat, mais également une maison bien propre et rangée ! Et ça, ça fait du bien au moral !

 

 

PS : demain en ligne, le témoignage de Pauline, qui nous a écrit une lettre passionnée pour nous raconter son anti-sport attitude ! Vive le (pas de) sport !

 

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